RADart Lyon 01 se déroule lundi 11 avril au Musée des Moulages.
Voici les projets que nous vous invitons à y découvrir, et les problèmes sur lesquels nous vous proposons d’apporter un coup de main :
OBJETS GENETIQUEMENT MODIFIES / Samuel Javelle
1/ C’est quoi le projet ?
Le projet OGM compare le code d’un fichier stl (modélisation 3D prévue pour être imprimée en 3D ou usinée) au code ADN, et vise à créer des objets mutants en appliquant au code de leur modélisation 3d des modifications similaires à celles que les biologistes apportent à l’ADN du vivant. La conception de ces objets manifestes interrogent de façon critique deux secteurs :
1/ le monde industriel qui produit massivement des objets standardisé, en proposant par le biais de l’ADN un nouveau regard sur la conception et l’essence de nos produits.
2/ Le monde scientifique, en sensibilisant par le biais d’objets « mutants » aux risques que peuvent représenter la modification génétique d’organismes vivants.
2/ Niveau technique :
Ce projet part du scanning 3D d’une Panton Chair. Le fichier format .stl résultant constitue le « génome » de cette chaise, détenant les informations nécessaires à sa reproduction. Sur l’ADN de la chaise sont reproduites cinq expériences types que les scientifiques ont pu mener sur l’ADN du vivant. En résulte une mutation et des évolutions formelles importantes. Ces chaises génétiquement modifiées ont pour but d’être imprimées en 3D.
3/ Et le problème ?
La majorité des fichiers .stl générés ne sont pas imprimables à cause de nombreuses intersections de faces.
Comment corriger les fichier .stl des objets génétiquement modifiés pour les rendre imprimable ?
(et question complémentaire : Comment imprimer de manière économiquement viable de grands objets 3d ?)
WALLSTEP / CENC
1/ C’est quoi le projet ?
Le concept de Wallstep est l’alliance de l’escalade, de la musique et de la vidéo générative. L’univers scénique est constitué exclusivement d’une structure géométrique se raprochant du rhombicuboctaèdre (4×4 m) qui sert d’espace d’expression à la fois pour la danse/escalade et pour la projection de la vidéo.Les mouvements du corps sont mis en valeur par la projection d’images, la vidéo réagit au danseur et inversement.
2/ Niveau technique :
Utilisation de différentes formes de capteurs afin de capter et calculer les mouvements, la pression, le son, etc…
Les technologies :
- Caméra et projecteur infrarouge
- Caméra 3d (kinect)
- Capteur de vibration et de position
L’interactivité et la génération d’image et de son sont gérés par un software dédié à cette performance développer en c++ à l’aide de la librairie OpenFrameworks.
3/ Et le problème ?
Le principal défi technique est le mapping 3D. Comment faire en sorte que chaque face de la structure (vidéoprojection) puisse réagir de facon indépendante ?
SPREADS / Sébastien Albert & Nicolas Morant
1/ C’est quoi le projet ?
Spreads est un projet scénique mêlant dj set (bass music), vidéo et scénographie visuelle. La scénographie consiste en une installation constituées de cadres néons et d’écrans multiples encadrés par des néons. La lumière interagit avec la projection vidéo, elle-même en lien avec la musique. L’objectif de cette installation vidéo est d’expérimenter les nouveux terrains de jeu du Vjaying : acoquinage avec l’architecture, intervention de sources lumineuses mêlées avec la vidéo, multiplication des points et des plans de projection, introduction de création logicielle à part égale avec les créations visuelles…
2/ Niveau technique :
Le projet utilise OpenFrameworks, en dialogue avec des instruments MIDI, une captation de son pour les entrées et probablement une sortie vers les lumières avec le protocole DMX.
3/ Et le problème ?
La principale difficulté est le pilotage des néons qui doit marier variation d’intensité (dans un premier temps, avant peut-être de passer à du tube led pour pouvoir changer de couleur) pilotée manuellement ou automatiquement : comment concevoir le programme pour que les néons puissent être contrôlés manuellement mais aussi évoluer de façon interactive et autonome en fonction des projections vidéos ?
MENINA TERTERUGA / Laurent Rodriguez
Menina Terteruga, programmé lors de l’édition bêta de RADart, n’avait finalement pas pu être présenté. Aujourd’hui une nouvelle occasion de se confronter à ses problématiques se présente !
1/ C’est quoi le projet ?
Menina Terteruga, l’histoire de la petite fille tortue, est une fable mise en installation immersive et interactive. Menina Terteruga est écrit et réalisé sous la forme d’un film vidéo expérimental chorégraphique, mis en interactivité et contrôlé par des objets communiquant. L’intention est de reproduire un processus organique à la fois dans l’écriture intermedia et dans sa diffusion, de représenter le mécanisme de feedback du vivant et du rêve, de réfléchir au « programme » qui fait qu’un humain est humain, le « programme du vivant » plus proche de l’intuition primitive que de la raison logique.
2/ Niveau technique :
Parmi les techniques approchées : puredyne / apodio, arduino, processing,
supercollider.
OpenFrameworks et C++ sont envisageables.
3/ Et le problème ?
L’objectif est de mettre en relation les données d’un capteur type accéléromètre avec une vidéo, de laisser le code trouver des correspondances entre les deux entrées, de créer un code capable d’identifier des motifs et de les mettre en correspondance. En règle générale, les dispositifs de capteurs relié à des programmes d’expression doivent passer par un filtrage par encodage et avoir recours à des bases de données.
Comment interfacer des capteurs de position avec une image vidéo , créer des témoignages de correspondance, sans filtrage humain et sans recours à une base de donnée pré-existante ? Comment faire communiquer deux entrées qui s’apprennent avec un processus de feedback ?
http://nautre.net/tortue
http://menina.tumblr.com
INFOS PRATIQUES
RADArt Lyon 01
Lundi 11 avril 2011 / 19h-22h
Musée des Moulages, 3 rue Rachais, Lyon 3e
Entrée libre
Plus d’infos ? contact [at] radart-lyon [point] org
En partenariat avec :
Le projet OGM compare le code d’un fichier stl (modélisation 3D prévue pour être imprimée en 3D ou usinée) au code ADN, et vise à créer des objets mutants en appliquant au code de leur modélisation 3d des modifications similaires à celles que les biologistes apportent à l’ADN du vivant. La conception de ces objets manifestes interrogent de façon critique deux secteurs :
1/ le monde industriel qui produit massivement des objets standardisé, en proposant par le biais de l’ADN un nouveau regard sur la conception et l’essence de nos produits.
2/ Le monde scientifique, en sensibilisant par le biais d’objets « mutants » aux risques que peuvent représenter la modification génétique d’organismes vivants.
//// Niveau technique
Ce projet part du scanning 3D d’une Panton Chair. Le fichier format .stl résultant constitue le « génome » de cette chaise, détenant les informations nécessaires à sa reproduction. Sur l’ADN de la chaise sont reproduites cinq expériences types que les scientifiques ont pu mener sur l’ADN du vivant. En résulte une mutation et des évolutions formelles importantes. Ces chaises génétiquement modifiées ont pour but d’être imprimées en 3D.
//// Et le problème ?
La majorité des fichiers .stl générés ne sont pas imprimables à cause de nombreuses intersections de faces. Comment corriger les fichier .stl des objets génétiquement modifiés pour les rendre imprimable ?
(et question subsidiaire : Comment imprimer de manière économiquement viable de grands objets 3d ?)













